Abécédaire de la renaturation

L’objectif de « zéro artificialisation nette » (ZAN) à horizon 2050 a marqué un tournant dans la façon dont est pensé l’aménagement de nos territoires, en privilégiant le renouvellement urbain et la densification, tout en limitant l’étalement urbain et l’artificialisation des sols. Longtemps oubliés par des approches territoriales en 2D, les sols jouent un rôle fondamental au sein de nos territoires : ils fournissent des nutriments, stockent du carbone, régulent le cycle de l’eau et abritent une riche biodiversité. Leur préservation est donc essentielle.

Cet abécédaire, élaboré dans le cadre d’une étude coordonnée par la FNAU avec le soutien de l’Ademe et de l’Ofb, vise à établir un vocabulaire commun autour de cette notion polysémique. Il s’appuie sur des retours d’expérience concrets et souligne le rôle clé des agences d’urbanisme.

Cette publication a vocation à mettre l’accent sur le fait que la renaturation ne doit pas seulement être perçue comme une simple mesure compensatoire ; elle doit s’inscrire dans une logique territoriale de transition écologique, contribuant à la préservation de la biodiversité, à la gestion de l’eau, à la prévention des risques et à l’amélioration de la qualité de vie en milieu urbain. Cependant, la diversité des concepts associés à la renaturation complique son approche. La renaturation soulève effectivement de nombreuses questions complexes qui vont au-delà de sa définition prévue par le code de l’urbanisme.

Est-ce que le fait de planter des arbres dans un jardin ou végétaliser un parking suffit pour renaturer ? Quelle échelle doit être prise en compte pour mettre en œuvre la renaturation ? La renaturation est-elle une mesure de compensation de l’artificialisation qui résulte d’une opération d’aménagement ? Le concept de renaturation implique alors une approche systémique en intégrant des notions telles que la désimperméabilisation, la compensation écologique ou encore la restauration écologique.

L’approche linguistique de l’abécédaire permet de répondre en partie à ces questionnements et elle est cruciale pour replacer la renaturation au cœur des politiques de planification et d’aménagement urbains.

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